21. juin 2015 · Commentaires fermés sur La toute première injection de biométhane sur le réseau de transport de gaz aura lieu cet été · Catégories: Actualité, Biogaz, Energie, Transport Gaz

 

Logo GRTgaz-quadri_HDChagny (71) : 2,6 millions de Nm3 de gaz renouvelable, produits grâce à la méthanisation de 73 000 t de déchets

 « Une quinzaine de projets devraient aboutir d’ici 2020. Au-delà de cette échéance, certains pourraient dépasser plusieurs milliers de Nm3/h. »

À l’heure actuelle, le développement de l’injection de biométhane sur le réseau de transport de gaz est encore embryonnaire en France. Mais cet été marquera un virage pour la filière : au début de l’été, le SMET 71 injectera, à Chagny (71), du biométhane sur le réseau de transport géré par GRTgaz. Il s’agira tout simplement d’une première française. Rappelons que le gaz naturel circule du réseau de transport (l’équivalent des autoroutes, où le gaz transite à haute pression), vers les réseaux de distribution (les routes départementales, sur lesquelles il existe à ce jour 6 installations d’injection sur les réseaux de GrDF).

GRT GAZÀ Chagny, le biométhane est issu de la méthanisation de 73 000 tonnes d’ordures ménagères. La production annuelle devrait avoisiner 2,6 millions de Nm3, qui sera entièrement consommée par Terreal, un fabricant de tuiles voisin qui souhaitait réduire l’impact environnemental de son activité.

« Suite à cette première, une quinzaine de projets devraient aboutir d’ici 2020. Au-delà de cette échéance, certains pourraient dépasser plusieurs milliers de Nm3/h, en sachant que l’injection sur le réseau de transport peut concerner des installations dès 200 Nm3/h, explique Julien Schmit, Directeur de projet « biométhane » chez GRTgaz. Le démarrage récent de l’injection en France s’explique par des modalités techniques et financières n’ayant été définies règlementairement que fin 2011, soit 5 ans après les textes régissant la valorisation du biogaz par cogénération. Aujourd’hui, les perspectives pour l’injection de biométhane sont intéressantes : que ce soit sur les réseaux de distribution ou de transport, les projections de l’ADEME font état d’un potentiel de gaz renouvelable pouvant être injectés variant de 12 à 30 TWh, en 2030. À cet horizon, le biométhane pourrait couvrir 10 % des besoins nationaux en gaz. Il s’agit d’un taux ambitieux mais réaliste. D’ailleurs, les acteurs de la filière souhaite le voir inscrit dans la loi de transition énergétique, ce qui est sur le point de se concrétiser suite au passage du projet au Sénat. »

À terme, le réseau de transport, qui accueillera un nombre de projets plus restreint que les réseaux de distribution, pourrait aussi apporter une solution pour mettre en adéquation l’offre et la demande de gaz sur les territoires. En effet, comme pour toute production d’énergie, l’injection sur les réseaux de distribution est confrontée à la question des exutoires de consommation, en périodes creuses. Pour y répondre, les acteurs de la filière injection (www.injectionbiomethane.fr) travaillent, entres autres pistes avec des exutoires locaux comme le gaz naturel carburant, au « rebours » du biométhane depuis le réseau de distribution vers celui de transport, grâce à des installations de compression. « Avec un tel jeu de maillage des réseaux, les capacités d’injection sur les réseaux de distribution seraient augmentées et ces connexions sur les territoires apporterait une plus grande souplesse aux producteurs de biométhane, conclut Julien Schmit. »

Contact : Julien Schmit, Directeur de projet « biométhane » chez GRTgaz

 

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