02. février 2017 · Commentaires fermés sur ERENA, Vers un verdissement des réseaux de chaleur urbains · Catégories: Actualité, Réseaux chaleur

Vers un verdissement des réseaux de chaleur urbains

Nantes : bientôt 84 % d’ENR&R dans le mix énergétique du réseau Centre-Loire

Interview auprès de Thierry Landais, Directeur général d’ERENA

« Les nouvelles chaufferies se substitueront à plus de 380 chaudières fioul ou gaz »

La chaleur représente aujourd’hui 50 % des besoins énergétiques en France. Comment les réseaux de chaleur urbains permettent-ils de réduire l’empreinte environnementale de ces consommations ?

Un des enjeux majeurs portés par ces réseaux repose sur l’introduction des énergies renouvelables ou de récupération (ENR&R). A ce titre, le mouvement est déjà bien lancé : en 2005, le mix énergétique des réseaux était encore dominé par les énergies fossiles avec une part de 74 %. Désormais, les ENR&R représentent 50 %. En lien avec les objectifs de la loi de transition énergétique, leur part a encore vocation à augmenter, puisqu’il faut multiplier par cinq la quantité de chaleur et de froid ENR&R livrée par les réseaux, à l’horizon 2030. Dès 2020, un triplement du nombre de raccordements aux réseaux de chaleur est aussi envisagé. En offrant une solution peu émissive en gaz à effet de serre et au coût maîtrisé pour l’usager final, les réseaux de chaleur constituent un levier d’action efficace pour les collectivités.

Avez-vous un exemple concret ?

Oui, le réseau de chaleur Centre-Loire, dont Nantes Métropole nous a délégué l’exploitation, est un bon exemple d’intégration de préoccupations environnementales. L’Agglomération en a fait un outil phare pour répondre à son objectif, fixé dans son Plan Climat – Energie, de réduire de 30 % les émissions de CO2 par habitant, d’ici 2020. Pour cela, le réseau est progressivement porté de 22 à 85 km. La construction de deux chaufferies bois a aussi été lancée. L’une est déjà opérationnelle, l’autre monte en puissance avec l’extension du réseau. 60 % de l’approvisionnement en bois provient de Loire-Atlantique. Le complément est trouvé dans un rayon de 130 km. Démarrés fin 2012, les travaux – d’un coût de 93 M€HT et aidés par l’ADEME à hauteur de 28 M€ – s’achèveront cette année. Le nombre d’équivalents logements raccordés passera de 16 000 à 41 000. Couplées à de la récupération de chaleur sur des ordures ménagères incinérées, les chaufferies bois se substitueront à plus de 380 anciennes chaudières fioul ou gaz, dont les combustions sont proportionnellement plus polluantes. Sur le réseau étendu, la part des ENR&R sera de 84 %, soit 35 000 t de CO2 évitées par an.

Plus d’info http://erena-nantes.reseau-chaleur.com/

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