07. juin 2016 · Commentaires fermés sur CIAT, Des taux de sulfure d’hydrogène et d’ammoniac réduits de 20 % et 90 % · Catégories: Actualité, Biogaz, Méthanisation, Traitement biogaz

Sans titre-1Quand l’eau contenue dans le biogaz est évacuée en lessivant les autres impuretés

Des taux de sulfure d’hydrogène et d’ammoniac réduits de 20 % et 90 %

Interview auprès de Marc Schaller, Responsable du développement du marché « Énergie et Environnement » chez CIAT

Les biogaz contiennent divers éléments qu’il est nécessaire d’épurer : eau, sulfure d’hydrogène (H2S), ammoniac, siloxanes, particules, etc. L’enjeu est notamment de réduire les risques de formation d’acide sulfurique qui pourrait dégrader les installations de valorisation. Parmi les traitements possibles, il existe des systèmes de déshumidification du biogaz qui mettent à profit l’extraction d’eau pour laver le biogaz et en extraire une partie des polluants chimiques.CIAT_Methanea_Lescheroux_2 

« Nous fabriquons un système de déshumidification par refroidissement du biogaz, explique Marc Schaller, Responsable du développement de l’activité « Énergie et Environnement » chez CIAT. Avec la chute de température, des gouttelettes se forment. Pour éviter que celles-ci ne partent dans le flux de gaz, celui-ci traverse un séparateur de gouttelettes qui retient 99 % de l’humidité condensée. Déjà installés sur plus de 1 600 sites, nos systèmes équipés de séparateur vont bien au-delà de la fonction de séchage. En effet, leur conception fait que les gouttelettes tombent à contre-courant du gaz qui s’en trouve naturellement lavé. Ainsi, les taux de H2S et d’ammoniac sont respectivement réduits d’environ 20 % et 90 % ; nous n’avons pas de valeurs mesurées sur les autres polluants mais l’effet est bien réel »

Un coût de refroidissement divisé par 10

CIAT_Veolia_Le Plessis-Gassot_2Conséquence, les huiles de moteur s’acidifient moins vite. « Par exemple, sur une installation de 190 kWe, la fréquence de vidange passe de 500 à 800 heures avec notre système, évoque Marc Schaller. » Les éventuels charbons actifs utilisés pour traiter la chimie du gaz seront aussi à changer moins souvent, réduisant les coûts d’exploitation et augmentant la durée annuelle de fonctionnement de l’installation ainsi que leur durée de vie.

Le refroidissement du biogaz repose sur une consommation énergétique pouvant être optimisée. « Nous utilisons des échangeurs tubulaires où le gaz est réfrigéré par une eau froide, produite par un groupe froid, précise Marc Schaller. Pour réduire les consommations d’électricité, nous avons développé un système de pré-refroidissement qui associe un échangeur et un aéro-réfrigérant. Ce dernier fonctionne avec de l’air extérieur, généralement plus froid que le biogaz en sortie de méthaniseur. Avec ce dispositif, le coût du kW échangé est dix fois moins élevé qu’avec le groupe froid. Chaque degré gagné avec ce système comptera dans les résultats d’exploitation… . Le gain énergétique sur la consommation annuelle de la déshumidification se situe entre 40 et 70% »

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